In Les Nouvelles de l’archéologie no 120-121 – Septembre 2010


Richard OSLISLY*

*Institut de recherche pour le développement,

Umr 208-Ird/Mnhm,Patrimoines locaux,

Ird Yaoundé

BP 1857,Cameroun, richard.oslisly@ird.fr.

 

Depuis plus de dix ans, avec l’aide de la coopération internationale des consortiums et des bailleurs de fonds, le Cameroun développe de grands projets d’infrastructures : pipeline, routes, centrales thermiques, barrages… Ces grands chantiers de travaux publics sont ou seront réalisés en respectant l’objectif d’intérêt général de sauvegarde du patrimoine national,

sous l’oeil averti des bailleurs de fonds et des promoteurs.

Les prémices de l’archéologie de sauvetage au Cameroun remontent à la période coloniale avec la découverte du site d’Obobogo lors de la construction de nouvelles routes aux alentours de Yaoundé (Jauze 1944). Cependant c’est en 2000 que s'ouvrirent les premièrs chantiers d'archéologie de sauvetage sur les axes routiers de Bertoua - Garoua- Boulaï ou Lolodorf-Kribi-Campo, puis d'archéologie préventive sur l’oléoduc Tchad -Cameroun long de 1 069 kilomètres. Cette dernière expérience a été le moteur de lancement des autres programmes préventifs que nous allons présenter.

 Situation géographique au Cameroun

Le Cameroun est situé dans le golfe de Guinée, sur la façade atlantique de l’Afrique. De forme triangulaire, il possède 590 kilomètres de côtes très découpées, et s’étend sur 1 200 kilomètres du nord au sud entre le 2e degré de latitude Nord et le 13e parallèle. Le relief comprend les basses terres, les plateaux, et les hautes terres de l’Ouest. Le pays est soumis à deux types de climat : l’un équatorial

caractérisé par des précipitations abondantes et l’autre tropical avec des températures et des pluies peu abondantes. Les températures varient de 15 à 32° C.

Le cadre réglementaire

Pour éviter toute négligence vis-à-vis du patrimoine culturel lors des projets de construction, un ensemble de réglementations internationales, dont le Cameroun est signataire, prône sa protection contre toute forme de dégradation, de destruction, de transformation, d’aliénation, d’exportation, de pollution, d’exploitation ou toute autreforme de dévalorisation ; il exige de signaler toute découverte

et de faire appel aux spécialistes afin d’examiner l’ampleur et évaluer le degré de conservation. Il s’agit de :

– la convention 1970 de l’Unes co (1970) concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels ;

– la convention 1972 de l’Unesco concernant la protection du patrimoine culturel et naturel mondial ;

– la troisième convention Acp-Eec signée à Lomé en 1984, Part II, Titre VIII, Chapitre 3, Article 127.

Au Cameroun, les actions développées en vue de l’exploitation et de la sauvegarde des patrimoines culturels et naturels relèvent des lois :

– no 91/008 du 30 juillet 1991 portant sur la protection du patrimoine culturel et naturel national ;

– no 96/12 du 5 août 1996, (chapitre III, section IV, articles 36 et 39 ; chapitre IV, article 65), portant loi-cadre relative à la gestion de l’environnement et stipulant que la protection, la conservation et la valorisation du patrimoine culturel et architectural sont d’intérêt national.

Fort de ce cadre réglementaire, le financement des grands projets a conduit à l’intégration d’une politique orientée vers la protection, la sauvegarde et le sauvetage du patrimoine archéologique au Cameroun ainsi que vers le renforcement des capacités locales.

 

Les différentes phases de l’archéologie de sauvetage

On distingue trois phases importantes :

– l’étude documentaire fondamentale permet de dresser un bilan des connaissances archéologiques pour la région concernée ;

– le diagnostic ou l’étude d’impact archéologique est réalisé par une prospection systématique pour détecter des indices témoignant d’une occupation humaine : évaluation des traces sur les sites repérés pour en estimer l’étendue, l’état de conservation, l’importance et enfin l’impact potentiel ;

– la fouille archéologique intervient lorsque le site est jugé important ou de haute priorité sur le plan culturel ou chronologique. Il est alors décapé selon des méthodes adaptées à son contexte.

Les acteurs au Cameroun

On les classe en deux groupes. Le premier est constitué d’archéologues, le second réunit les bailleurs de fonds œuvrant eux aussi pour la sauvegarde du patrimoine culturel.

Les archéologues

Les archéologues dits « seniors », Camerounais issus des universités de Yaoundé et de Ngaoundéré ou du ministère de la Culture, ou chercheurs étrangers (Ird), travaillent en concertation depuis dix ans sur tous les projets d’archéologie préventive. Ils s’appuient sur des archéologues dits « juniors », étudiants expérimentés ayant une très bonne connaissance des techniques et méthodologies utilisées lors de ce type d’opérations.

 Les bailleurs de fonds

Les institutions internationales, les entreprises privées et les organismes non gouvernementaux sensibles au patrimoine culturel (après un lobbying important) ont joué un rôle primordial dans les débuts de l’archéologie préventive et de sauvetage. Par exemple, la Banque mondiale a tenu un rôle d’arbitre dans le pipeline Tchad-Cameroun, l’Union  européenne pour les infrastructures routières, l’Ong néerlandaise Tropenbos dans le cadre de l’Unité technique opérationnelle de Campo Ma’an englobant le parc national de même nom et la société camerounaise d’électricité Aes Sonel à travers sa filiale Kpdc pour les centrales thermiques de Douala et Kribi.

Les projets intégrant archéologie de sauvetage et de prévention

Ces projets de construction sont de parfaits exemples de conciliation entre contraintes techniques et exigences culturelles, dans le plus profond respect du patrimoine. Quelques cas évoqués ci-après illustrent la réussite de cette politique de sauvegarde. Pipeline Tchad-Cameroun,Consortium Totco / CotcoIl est sans conteste la référence, non seulement au Cameroun mais en Afrique centrale, concernant l’archéologie préventive et de sauvetage. Au sein du projet de pipeline Tchad-Cameroun a été créé un plan de réduction de l’impact archéologique qui a mis en évidence 472 sites (302 au Cameroun et 170 au Tchad) dans l’emprise du pipeline et de l’Oil Field Development Area (Ofda). Dans le cadre de ce travail, les compagnies pétrolières ont opté pour la constitution de deux équipes mixtes (archéologues

locaux et étrangers) au Cameroun et au Tchad. Le plan de réduction, au-delà de sa dimension de gestion du patrimoine culturel, apporte une masse sans précédent de donnéesarchéologiques pour la préhistoire de l’Afrique centrale. Il a permis non seulement la collecte de données nouvelles dans des régions jusque-là inconnues et inaccessibles, mais il a aussi livré des données exceptionnelles. L’analyse de 107 sites, dont 49 ont été datés au radiocarbone, a été l'occasion unique de définir des cadres chronoculturels (Lavachery et al. 2005a, 2005b). La séquence chronologique du projet de pipeline Tchad-Cameroun s’échelonne de l’âge de la Pierre moyen à l’âge de la Pierre récent (> 50000-2000 avant J.-C.), de l’âge du Fer ancien (600 avant J.-C.-600 après J.-C.) à l’âge du Fer récent et à la période précoloniale (1000-1900)

Archéologie préventive dans le Parc national de Campo Ma’an

L’organisation néerlandaise non gouvernementale Tropenbos a financé une campagne d’archéologie préventive dans l’Unité technique opérationnelle (Uto) de Campo Ma’an. Cette unité intègre le Parc national qui se situe au sud de la ville de Kribi. L’expertise a permis l’identification de 60 sites dont la chronologie s’étale de l’âge de la Pierre récent à l’âge du Fer ancien avec un stade néolithique (Oslisly 2006).

Archéologie de sauvetage sur l’axe routierBertoua - Garoua-Boulai

Le volet d’archéologie de sauvetage de l’axe routier Bertoua - Garoua-Boulaï financé par l’Union européenne a été réalisé de 2000 à 2002 ; il a permis d’identifier 117 sites archéologiques sur 250 kilomètres, soit un site tous les deux kilomètres (Mbida, Asombang & Delneuf 2001). La chronologie révèle l’âge de la Pierre récent, un stade néolithique, trois âges du Fer (ancien, moyen, récent) et la phase subactuelle (Mbida, Asombang & Delneuf 2004 ; Mezop Temgoua 2002). Par l’étude du matériel archéologique, une nouvelle aire culturelle

régionale entre Bertoua et Garoua-Boulaï a été définie.

Archéologie de sauvetage sur l’axe routier Lolodorf-Kribi-Campo

L’entretien saisonnier de la route Lolodorf-Kribi-Campo a fait l’objet d’une étude d’impact archéologique (2000- 2001) financée par l’Union européenne ; 27 sites ont été mis en évidence, 6 ont été fouillés et datés. La séquence chronologique établie s’étend de l’âge de la Pierre récent à l’âge du Fer en passant par un stade néolithique (Oslisly et al.2006). Certains des gisements identifiés n’ayant pas fait l’objetde fouille devraient être pris en compte dans le cadre du futur bitumage de l’axe routier et de la construction du port en eau profonde de Kribi (Nlend Nlend 2002 ; Ateba 2003).

Archéologie de sauvetage sur l’axe routier Ngaoundéré-Touboro-Bogdibo

Sur l’axe routier Ngaoundéré-Touboro-Bogdibo, également financé par l’Union européenne, une fouille de sauvetage a été réalisée sur un tronçon de 260 kilomètres où 40 sites ont été identifiés. La chronologie a révélé un âge de la Pierre récent (constitué d’éclats de quartz, galets, pointes de flèche), un stade Néolithique final (composé de céramique) et un âge du Fer

(comportant des restes de bas fourneau, des tuyères, des scories). L’ensemble métallurgique de Yoko avec ses nombreux ferriers et fours de réduction du fer a été daté des xviie-xviiie siècles.

La construction de la centrale thermique de Dibamba

En avril 2008, pour le projet de Dibamba-Yassa développé par Aes Sonel à travers sa filiale Kpdc, 300 000 mètres cubes de terre sur une superficie de 40 000 mètres carrés ont été déplacés afin de construire une centrale thermique près de Douala. Au cours de ces travaux, 223 structures archéologiques ont été découvertes. Les vestiges matériels (592 kilogrammes)

sont constitués d’objets de pierre, de poteries (24 000 tessons), de faïence anglaise, de restes d’activités métallurgiques, de perles et de verre (Oslisly et al. 2008). Les résultats des analyses 14C confirment l’existence d’une présence humaine discontinue depuis 2 000 ans, avec un âge du Fer ancien (ier-iiie siècles), une interruption de l’occupation, puis un âge du Fer récent (xe-xve siècles) qui se poursuit par les premiers contacts avec les Européens (xvie-xxe siècles).

L’archéologie préventive du barragede Lom Pangar

En 2005, une prospection préliminaire d’une vingtaine de jours a permis la découverte de 21 sites archéologiques de surface et de deux sites en stratigraphie. La chronoséquence du peuplement de la région, établie par corrélation avec les données du pipeline et de la route Bertoua - Garoua-Boulai, se situe au tournant de notre ère. Le projet du barrage de Lom Pangar sommeillait par faute de financement ; la construction va réellement débuter en 2010, le volet d’archéologie préventive a été retenu et va se dérouler sur près de 600 kilomètres carrés. Lom Pangar va devenir le projet phare de l’archéologie préventive en Afrique centrale.

Conséquences positives des recherches préventives au Cameroun L’archéologie préventive a permis d’accéder à des données qu’il aurait été difficile à l’archéologie classique de fournir.

Les zones considérées comme inaccessibles ont fait l’objet de prospections et de fouilles grâce à l’ouverture et aux décapages assurés par des engins de terrassements.

Nouvelles connaissances historiques

Les résultats issus de ces recherches ont repoussé le peuplement ancien jusqu’à 50 000 ans avant notre ère. De manière générale, quelles que soient les zones géographiques d’intervention de l’archéologie de sauvetage, les établissements anciens comportent plusieurs phases d'occupation rattachées à l’âge de la Pierre ancien, au stade néolithique, à l’âge du Fer

et à la période précoloniale.

Les vestiges rélèvent d’une culture matérielle diversifiée – pierre, céramique et fer – dont la maîtrise est attestée par la qualité des artefacts.

De nouvelles méthodologies

Au Cameroun, si certaines méthodes de recherche classiques comme le repérage visuel au sol des vestiges ou l’exploitation cartographique sont employées, des procédés particuliers sont utilisés, à l’exemple des tarières pour l’évaluation du potentiel archéologique du sous-sol ; le décapage par les engins du génie civil (pelle excavatrice, bulldozer…) met réellement en évidence des traces archéologiques grâce à la collaboration avec des conducteurs et des moniteurs formés.

Opportunités et perspectives

L’archéologie préventive et de sauvetage apparaît comme une opportunité gigantesque pour la connaissance et la reconstitution du passé camerounais ; elle participe à la formation d’étudiants dans les universités dont les sorties sur le terrain sont rares et contribue à la soutenance de diplômes (quatre doctorats et un master professionnel en cours). Elle est désormais une source d’emplois comme ce fut le cas sur le pipeline Tchad-Cameroun et les autres projets (centrale thermique de Dibamba ou de Kribi) et va pourvoir les futures vitrines

du Musée national. C’est grâce au pipeline Tchad-Cameroun qu’a été créé à Yaoundé le dépôt archéologique d’Ekounou, afin de réceptionner le matériel archéologique recueilli et de l’entreposer dans de bonnes conditions. Actuellement, ce dépôt est déjà saturé et il faut prévoir rapidement de nouvelles extensions car le volet archéologique du barrage de Lom Pangar va débuter. Il faut également que le Cameroun se dote d’une nouvelle loi sur la protection du patrimoine et demoyens en hommes et en matériel en créant des unités d’intervention en archéologie préventive au sein du ministère de la Culture et des ses directions régionales.

Chaque projet d’archéologie préventive a été une expérience très positive et a démontré qu’il était possible, sans impacts économiques préjudiciables, d’avoir une collaboration fructueuse entre scientifiques et acteurs du développement, au bénéfice de tous.

La prise en compte de l’archéologie dans les divers projets devrait être de plus en plus importante, d’autant que la reprise économique impliquera de grands travaux d’infrastructures ; à l’instar du Cameroun, les autres pays d’Afrique centrale forestière – Congo, Gabon, Guinée équatoriale… – lancent eux aussi d'importants travaux de construction, mais l’archéologie préventive y est encore « le parent pauvre » par manque de potentiel humain même si, au Gabon, l’axe routier Médoumane-Lalara a fait l’objet d’un sauvetage archéologique (Oslisly & Assoko Ndong 2006).

Le cadre législatif doit être renforcé pour obliger les acteurs à accepter les études d’impact archéologiques. Les décideurs et les bailleurs de fonds doivent encore plus être sensibilisés à l’intégration du volet archéologique dans leurs projets de développement.

Le sous-sol de l’Afrique centrale, riche en pétrole, manganèse, fer et autres minerais, l’est également d’un patrimoine culturel archéologique et historique insoupçonné, qui ne doit pas être négligé ou perdu mais qu’il faut au contraire pouvoir transmettre aux générations futures.

Face au rythme important des grands travaux qui risquent de le faire disparaître, une politique de préservation et de conservation à l’échelle de la région (Ould M. Naffé, Lanranchi & Schlanger 2008) doit être développée en se dotant de véritables moyens institutionnels et techniques.

Remerciements

Je voudrais remercier chaleureusement les archéologues juniors de l’association camerounaise Vabioce (www.vabioce.org), en l’occurrence Pierre Kinyock, François Ngouoh, Pascal Nlend Nlend et Bienvenu Gouem Gouem, qui depuis 2000, participent aux campagnes de sauvetage du patrimoine avec professionnalisme, rigueur et enthousiasme.

 

Bibliographie

Ateba, L. 2003. « Preliminary study of lithic material from the ocean division », mémoire de maîtrise, université de Yaoundé-I.

Jauze, J.-B. 1944. « Contributions à l’étude de l’archéologie du Cameroun »,Bulletin de la Société d’études camerounaises, 8 : 105-123.

Lavachery, P., S . Maceachern, B . Tchago, B . Gouem G ouem, P . Kinyock, J. Mbairo, C . Mbida & O . Nkokonda. 2005a. « Cultural heritage management in Central Africa : regional survey on the Chad-Cameroon oil pipeline », Antiquity, 79, 303 : 56-60.

Lavachery, P., S . MacEachern, B . Tchago, B . Gouem G ouem, P . Kinyock, J. Mbairo, C . Mbida & O . N kokonda. 2005b. « Komé to Ebomé. Archaeological research for the Chad Export Project, 2000-2003 », Journal of African Archaeology, 3, 2 : 175-193.

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Mezop T emgoua, A. 2002. « Étude de la céramique archéologique de Wele Maroua (est-Cameroun) », mémoire de maîtrise, université de Yaoundé-I.

Nlend N lend, P. 2002. « Inventaire des sites archéologiques de Kribi à Campo : étude préliminaires des sites de Malongo 1, Nlendé-Dibé 3 et Boussibiliga 1 », mémoire de maîtrise, université de Yaoundé-I.

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